Floyd Shakim est un artiste mystérieux.

Basé à Paris, il appartient à une génération d’artistes curieux et métissés.

Ses créations et son univers singulier n’ont pas de frontières, et les sonorités qu’il bâtit sur son premier EP “ Mermaids Fade”, se gorgent d’influences à la croisée des genres. 

De James Blake, avec qui il partage le goût de l’architecture musicale, à King Krule ou Mount Kimbie qu’on croit entendre, en écho, sur certains morceaux, en passant par Tame Impala pour son sens de la mélodie : on découvre dans cet EP une technicité inspirée d’une tradition musicale résolument moderne. Cette force de production, Floyd Shakim la tire, entre autres, de ses précédents projets en tant que producteur aux côtés d’artistes d’horizons divers tels que notamment Awir Leon ou Ikaz Boi.

Malgré cette reconnaissance, Floyd a eu l’envie d’aller à l’instinct puiser dans de nouvelles ressources, d’explorer sa conscience pour nous offrir ses compositions, sophistiquées et éthérées, servant d’écrin à une voix chaude et tourmentée, propice à l’introspection

Dans ces deux EP où vibrent les sirènes du passé, il nous raconte les relations qui continuent de vivre au fond de nous. Chaque titre examine à sa manière les différentes facettes de la mémoire qui nous hante : sur “Mourning Glory” les lendemains chantent, tandis que “Truth And Lies” sonne comme une introspection salutaire ou encore au coeur même du titre “Beautiful” où la mélodie résonne comme une ritournelle obsédante.